
Cultive ton jardin intérieur (ou crève à petit feu dans une friche mentale)
- Posted by Lou ken
- Categories imagination, Imaginologie
- Date 6 août 2025
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“Cultivons notre jardin.” – Voltaire
C’est une phrase qu’on a tous déjà entendue. Trop entendue. Tellement qu’on ne l’écoute plus vraiment. Et pourtant, c’est peut-être l’un des plus puissants antidotes aux épidémies silencieuses de notre époque : l’anxiété chronique, la perte de sens, le burn-out rampant. Prendre soin de son jardin intérieur sans donner d’importance au bruit extérieur et au chaos environnant est une stratégie efficace.
Parce qu’au fond, on sait tous ce que ça fait… d’avoir un jardin intérieur à l’abandon. Il est temps d’agir pour le revitaliser.
Mais au fait, quel genre de jardinier es-tu ?
- La main verte inspirée, toujours prêt(e) à semer une idée, arroser un projet, récolter une émotion.
- Le jardinier du dimanche, qui passe quand il (elle) a le temps, quand il (elle) y pense… c’est-à-dire jamais.
- L’adepte de la jachère sacrée, qui appelle ça “pause” mais qui confond souvent pause et panne.
- Ou carrément le “j’en ai rien à foutre”, pour qui le mot “intérieur” rime avec “ennuyeux” ou “dangereux”.
En fait … peu importe où tu te situes… ton jardin, lui, existe. Et il t’attend.
Le jardin intérieur, c’est pas une métaphore mignonne.
C’est un territoire psychique. Un espace vivant. Un sol qui te soutient — ou qui te tire vers le bas.
Quand il est nourri, irrigué, respecté, il devient un vivier de clarté, d’élan, de créativité, d’envie de vivre.
Quand il est laissé en friche, il devient le théâtre de la rumination, du vide existentiel, de la déprime molle qu’on maquille en “flemme”.
Et on ne va pas se mentir : dans ce monde ultra-connecté, saturé de bruit, d’images, de “il faut”, de “sois plus”, de “fais mieux”…
nos jardins intérieurs crèvent.
De soif.
De silence.
De manque de symboles.
En fait, la créativité ne meurt jamais. Mais elle se venge.
Non, ta créativité ne t’a pas quitté.
Elle n’est pas morte, elle s’est réfugiée sous terre. Comme une graine en hiver.
Elle attend juste que tu dégages les mauvaises herbes de ton esprit : le perfectionnisme, les jugements, la comparaison stérile.
Elle attend que tu viennes, avec une lampe frontale, dire : “Pardon de t’avoir négligée. Reviens.”
Et quand elle revient, elle fout un joyeux bordel dans ton existence bien rangée :
elle réveille les désirs oubliés, les idées folles, les visions bizarres…
Elle secoue les branches de ton arbre intérieur et te demande :
“Alors, tu veux vivre ou tu veux survivre ?”
La santé mentale : une affaire de terre intérieure
Ce qu’on appelle “santé mentale”, dont on parle beaucoup aujourd’hui, ce n’est pas juste “aller bien”.
C’est habiter un espace mental fertile, où les émotions peuvent circuler, où les idées ne s’étouffent pas, où le rêve a encore le droit de cité.
Et ça, ça ne vient pas tout seul.
Ça se cultive.
Jour après jour.
Avec des gestes simples, mais puissants.
Le monde t’encourage à performer. Moi je te propose de jardiner.
Pas pour faire joli.
Pas pour devenir un(e) meilleur(e) toi.
Mais pour redevenir vivant(e) Entier(e) et incarné(e).
Pour que le cœur batte à nouveau. Que l’imaginaire redevienne un organe vital. Que le rire résonne, le sourire illumine
Et toi, comment va ton jardin ?
Si tu devais te promener là-dedans aujourd’hui… tu verrais quoi ?
Des allées nettes ou des ronces qui piquent ?
Des fleurs étranges, oubliées ? Un banc vide ? Une balançoire qui grince dans le vent ?
Y aurait-il un arbre ? écorce lisse ou rugeuse ? des feuilles ? quelles couleurs ?
Y aurait-il des animaux ?
Pose-toi la question.
Pas avec la tête. Avec le corps. Avec le cœur.
Parce que la façon dont tu prends soin de ton jardin intérieur…
c’est aussi la façon dont tu prends soin de ton désir de vivre.
Et c’est là que tout commence.
Alors… que vas-tu semer aujourd’hui ?
Tu n’as pas besoin de tout retourner d’un coup.
Pas besoin de planter une forêt vierge à coups de mantra et de développement personnel sous stéroïdes.
Mais tu peux, dès aujourd’hui, retirer une mauvaise herbe.
Arroser une idée que tu avais oubliée.
T’asseoir sous ton arbre intérieur, même deux minutes, pour écouter ce qui pousse en silence.
Parce qu’au fond, ce jardin n’attend pas que tu sois prêt.
Il attend juste que tu viennes.
Alors vas-y.
Marche pieds nus.
Cueille une pensée.
Offre-toi un peu de vrai.
Et si tu sens que quelque chose frémit en toi, même minuscule…
C’est que la terre est encore vivante.
Author: Lou ken
Directeur général de OOMyCoach. Créateur de l'Imaginologie®. Exerce en cabinet depuis 15 ans. Ancien enseignant spécialisé en psychopathologie de l'adolescent. Intervenant en coaching et Imaginologie® en France et au Canada. Auteur, conférencier, formateur
Directeur général de OOMyCoach. Créateur de l'Imaginologie®. Exerce en cabinet depuis 15 ans. Ancien enseignant spécialisé en psychopathologie de l'adolescent. Intervenant en coaching et Imaginologie® en France et au Canada.
Auteur, conférencier, formateur



