
Peur de l’avenir et intelligence artificielle : quelle place pour nos jeunes demain ?
- Par Lou ken
- Catégories Imaginologie, jeunes
- Date 2 novembre 2026
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« À quoi bon faire cinq ans d’études si une intelligence artificielle peut faire mon travail quand j’en sortirai ? »
Imaginons cette question posée un soir, à table. Un jeune relève les yeux de son téléphone. Ses parents cherchent une réponse. Ils voudraient le rassurer, lui dire que les efforts finissent toujours par payer. Mais eux aussi se demandent ce qui arrive.
Alors la conversation continue. On parle des notes, des dossiers à remplir, des écoles à choisir. La question, elle, reste là.
« Vais-je avoir une place dans ce monde ? »
C’est cette inquiétude qui me touche. Derrière le choix des études, j’entends le besoin de croire que l’on pourra construire sa vie, être utile, aimer ce que l’on fait et trouver sa place parmi les autres.
Ancien instituteur spécialisé, aujourd’hui coach et formateur, je crois que nous avons une responsabilité : donner aux jeunes des raisons de s’engager dans l’avenir. Des raisons auxquelles nous croyons nous-mêmes.
Quand préparer son avenir devient une source d’angoisse
Nous demandons aux jeunes de choisir une direction alors que les panneaux semblent changer chaque semaine.
Hier, on leur recommandait un métier. Aujourd’hui, une vidéo leur annonce qu’il pourrait disparaître. Ils entendent parler de crises, de difficultés à se loger, de concurrence et d’automatisation. Puis nous leur demandons d’être motivés.
Certains avancent avec enthousiasme. D’autres se taisent, hésitent ou repoussent leurs décisions. Ce que nous prenons parfois pour du désintérêt peut aussi cacher une peur : celle de consacrer des années à préparer une porte qui se refermera devant eux.
Les mobilisations lycéennes ont des causes multiples, notamment les conditions d’enseignement et l’orientation. Les inquiétudes pour l’avenir apparaissent aussi dans les témoignages de jeunes mobilisés. Sans réduire leur colère à une seule explication, nous pouvons entendre ce besoin d’être écoutés au moment où ils cherchent leur chemin.
Il faut prendre cette inquiétude au sérieux sans annoncer une catastrophe inévitable. L’Organisation internationale du travail rappelle que l’exposition d’un emploi à l’IA signifie souvent une transformation de ses tâches, plutôt que sa disparition complète.
L’avenir reste ouvert. Mais pour avoir envie d’y entrer, il faut pouvoir y entrevoir quelque chose qui mérite nos efforts.
Nous avons besoin de compter pour quelqu’un
L’être humain est un animal social. Nous grandissons dans des relations, nous apprenons avec d’autres et nous cherchons à sentir que notre présence compte.
Cette réalité prend parfois la forme d’un souvenir très simple.
Un professeur qui reste après le cours parce qu’il a remarqué notre découragement. Une personne qui nous laisse terminer une phrase difficile. Quelqu’un qui nous dit : « Prends ton temps, je t’écoute », et qui reste vraiment disponible.
Nous nous souvenons de ces rencontres parce qu’elles ont changé quelque chose dans notre manière de nous regarder.
Les liens sociaux constituent d’ailleurs un enjeu reconnu de santé et de bien-être, comme le souligne l’Organisation mondiale de la santé dans ses travaux sur la solitude et la connexion sociale.
Voilà une piste que j’aimerais voir davantage présente dans nos discussions sur l’orientation : quelle contribution humaine aimerais-tu apporter ?
Transmettre un savoir ? Accompagner un changement ? Aider un enfant à retrouver le plaisir d’apprendre ? Soutenir un adulte dans la construction d’un projet ?
Pour certains, découvrir qu’ils aiment aider peut devenir le début d’une direction professionnelle. Une raison de se former. Une envie de se lever le matin.
Les emplois réservés aux humains : la question posée par Bill Gates
Bill Gates défend l’idée de préserver certaines activités pour les humains, même lorsque la technologie pourrait en accomplir une partie. Il emploie l’expression Human Reserved et évoque notamment la présence des professionnels qui ont accompagné son père atteint de la maladie d’Alzheimer. Il envisage aussi des domaines comme l’éducation et la santé mentale où l’humain reste responsable, avec l’appui de la technologie.
Cette proposition nous invite à décider de la société dans laquelle nous voulons vivre.
Quelle place souhaitons-nous préserver pour la rencontre, la responsabilité et la présence d’une personne auprès d’une autre ?
Les médecins, les psychologues et les professionnels de l’accompagnement sont concernés par cette réflexion, chacun dans son champ de compétence. J’y vois également une perspective pour les imaginologues. Ce prolongement est le mien : Bill Gates ne cite pas l’Imaginologie®.
Je ne peux promettre qu’une profession restera définitivement à l’écart des changements. Je défends en revanche une conviction : nous avons intérêt à développer et à préserver la qualité de nos relations humaines.
C’est dans cette direction que j’ai créé l’Imaginologie®.
Se former à l’Imaginologie® : choisir un avenir tourné vers l’humain
Peut-être connais-tu cette sensation : quelqu’un te confie une difficulté, tu l’écoutes, tu aimerais l’aider davantage, mais tu ne sais pas comment t’y prendre.
Tu cherches une manière d’accompagner qui laisse de la place à la sensibilité, à la créativité et à ce que chacun porte de singulier.
L’Imaginologie® mobilise l’imagination dirigée, les symboles et les métaphores pour inviter la personne à explorer ce qu’elle vit, reconnaître ses ressources et envisager des actions concrètes.
Un arbre peut devenir un support pour regarder ses appuis. Un chemin peut aider à explorer une transition. Une situation imaginée peut préparer une démarche que l’on n’osait pas entreprendre.
L’accompagnant propose un cadre et guide l’expérience. La personne reste libre du sens qu’elle lui donne et des décisions qu’elle prend.
Se former à l’Imaginologie®, c’est donner une direction concrète à son envie d’aider.
Pour un coach, un éducateur ou un formateur, cette démarche peut enrichir une pratique existante. Pour quelqu’un qui envisage une reconversion, elle peut ouvrir une voie à explorer et à construire sérieusement.
Cela demande un apprentissage, de la pratique et une posture responsable. L’Imaginologie® s’inscrit dans un accompagnement non médical ; elle ne remplace pas les soins, notamment face à une dépression.
Ce que je souhaite préserver face à l’intelligence artificielle
L’IA pourra produire des images, suggérer des exercices ou soutenir certaines tâches d’un accompagnant. Elle peut déjà entrer dans nos usages.
Mais se former à l’Imaginologie® offre une vision d’avenir fondée sur un engagement entre personnes : apprendre à écouter, guider avec discernement et assumer la responsabilité de sa présence.
C’est cette place que je souhaite défendre.
Une rencontre où quelqu’un prend le temps de comprendre ta demande. Où tu peux exprimer une hésitation, modifier ton objectif, refuser une proposition. Où ton histoire est accueillie avec attention et où l’on cherche avec toi un prochain pas à ta mesure.
Je ne veux pas vendre une certitude sur les limites futures des machines. Je veux transmettre un savoir-faire humain auquel nous choisissons de donner de la valeur.
Le désir d’aider peut devenir une compétence. Cette compétence peut trouver sa place dans un projet professionnel. Et ce projet peut redonner une perspective à celui qui se demandait ce qu’il allait devenir.
Et si ton avenir était d’aider les autres à retrouver le leur ?
Dans un monde qui bouscule nos repères, tu peux choisir d’apprendre à devenir un point d’appui.
Tu peux cultiver cette capacité à accompagner quelqu’un lorsqu’il hésite, à l’aider à explorer ses possibilités et à préparer ses actions.
Si cette perspective te touche, viens découvrir l’initiation à l’Imaginologie®.
Tu pourras vivre des expériences guidées, comprendre la démarche et voir quelle place elle pourrait prendre dans ta vie ou dans ta pratique.
J’aimerais que nous transmettions aux jeunes cette possibilité : leur avenir peut aussi se construire dans ce qu’ils apprendront à apporter aux autres.
Parce qu’un jour, quelqu’un pourra repartir d’une rencontre avec eux en se disant :
« Je me sens écouté. Je vois mieux mon chemin. Je peux faire un premier pas. »
Essaye l’imaginologie® pour donner du sens à ton avenir…
Author: Lou ken
Directeur général de OOMyCoach. Créateur de l'Imaginologie®. Exerce en cabinet depuis 15 ans. Ancien enseignant spécialisé en psychopathologie de l'adolescent. Intervenant en coaching et Imaginologie® en France et au Canada. Auteur, conférencier, formateur
Directeur général de OOMyCoach. Créateur de l'Imaginologie®. Exerce en cabinet depuis 15 ans. Ancien enseignant spécialisé en psychopathologie de l'adolescent. Intervenant en coaching et Imaginologie® en France et au Canada.
Auteur, conférencier, formateur



